Transmission du 19 septembre 2025
Chers tous,
Ce que vous faites et allez faire demande beaucoup de courage, de discipline et de force, sans hésitation.
Un sens aigu de qui vous êtes, une force que vous avez bien sûr, mais que vous devez croire que vous avez, malgré tout ce qui s’est passé, a été ou n’a pas été.
Il n’y a pas de solution facile.
C’est le travail.
Une concentration sans faille. Le travail. Le fait de se rassurer.
Le chemin doit être parcouru quotidiennement.
Parce que vous aspirez à quelque chose de grand, vous devez devenir « grand », solide, fort.
Ce n’est plus une option.
Identifier tous les reproches et les humiliations, toutes les façons dont vous vous protégez, et les démanteler une à une.
Reprendre son pouvoir.
Comprendre à quoi elles ont servi, ne pas les blâmer, rester au Centre.
C’est un grand, grand jeu à jouer, le meilleur de tous.
Il vous fait attendre avec impatience chaque nouveau jour parce que vous savez maintenant qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais et que tout est une occasion pour vous de devenir plus fort, plus stable, plus assidu.
Tout ce que vous admirez chez les autres parce que vous croyez en être dépourvu, mais vous pouvez l’avoir.
Cependant, soyez conscient de la face cachée de la force.
Avoir de la force ne signifie pas que vous êtes meilleur ou plus fort que les autres, plus habilité à faire des choix pour eux.
Prendre des décisions à la place des autres, en utilisant des « devrais », est une chose profondément perturbante.
Ce n’est pas quelqu’un de vraiment fort, c’est quelqu’un qui récupère le pouvoir de personnes qui ne savent pas décider pour elles-mêmes.
C’est du parasitisme.
C’est de la domination.
C’est laid.
Mais ce n’est pas mauvais.
C’est comme ça.
L’ombre n’est pas mauvaise, l’ombre est ce qu’elle est.
Quoi que vous fassiez, n’ayez pas peur de l’ombre, faites-lui de la place, reconnaissez-la, et gardez-la consciemment ou laissez-la partir.
Vous verrez toutes sortes de personnes et de dynamiques.
Quoi que vous croyez savoir, suggérez quelque chose si on vous le demande, puis laissez tomber.
Laissez les autres grandir par eux-mêmes.
Et vous aussi.
Faites la distinction entre l’intuition rapide, calme, tranquille et la réponse mentale rapide chargée d’émotions qui vous polarise et tente de vous faire basculer dans une polarité.
Ne vous laissez pas influencer.
Le contrôle
Le contrôle est une chose très, très complexe.
Plus nous contrôlons, moins nous avons l’impression d’avoir le contrôle.
Mais le contrôle, la précision absolue sont nécessaires pour guider un orchestre, et c’est le type de contrôle que vous recherchez.
Vous permettez à chacun d’être lui-même, de donner le meilleur de lui-même.
Et tous jouent, tous prennent leurs responsabilités, aucun d’entre eux ne doute de lui-même, ce qui influencerait tous les autres.
Ces fréquences ne sont plus nécessaires.
Soit trop d’égoïsme et d’égocentrisme, le sentiment d’être meilleur que les autres, s’entraîner plus dur, nourrir des ressentiments, soit trop d’altruisme, se donner, le sentiment que tout le monde est meilleur que soi, nourrir aussi des ressentiments.
Rien de tout cela n’est nécessaire dans un orchestre.
Chacun travaille à donner le meilleur de lui-même et chacun respecte le travail et la place des autres parce qu’il comprend profondément que sans les autres, il n’y aurait pas d’orchestre, pas de jeu, pas de création collective.
Profondément enraciné en soi-même et profondément à l’écoute de tout le reste.
Le vrai pouvoir et la vraie force.
Pas de polarité.
Pas de dessus ou de dessous.
Le centre.
Permettre à tout de circuler.
Le rôle du chef d’orchestre n’est pas de changer qui que ce soit, de blâmer qui que ce soit, de renvoyer ou de faire honte à qui que ce soit.
Il consiste à créer un espace où chacun peut être lui-même, où chacun peut trouver sa vraie place et ainsi servir l’ensemble du chant/de l’objectif collectif.
Il veille à ce que chacun soit en Harmonie, joue au bon moment, au bon endroit.
Pas dans la rigidité, mais dans la syntonie.
Parce qu’il comprend l’importance de chaque élément de la pièce, de chaque instrument, de chaque personne, de chaque note, parce qu’il respecte profondément l’auteur de la chanson.
Chacun comprend son rôle et l’assume.
Vous contrôlez.
Mais vous contrôlez en étant à l’écoute.
Pas avec domination.
Mais avec compassion, raison et clarté.
Vous restez centré.
Ancré.
Dans l’amour.
Dans la confiance.
Dans la paix.
Aucun blâme ne vous amènera là où vous voulez être.
Aucune honte, aucune force, aucun contrôle par la force, cela ne marchera pas.
Un profond respect pour le travail de chacun.
Prière
Je n’ai aucune idée de qui vous êtes ou de ce que vous devriez faire, mais je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour vous aider à vous connaître et à être à nouveau sûr de vous, comme vous l’étiez autrefois en tant qu’enfant, comme vous l’êtes toujours au plus profond de vous, sous les couches protectrices.
Sans pression, avec de la présence, de l’amour, de l’attention et de la syntonie.
Comme Dieu le fait pour nous tous.
En agissant comme ses mains ici, parce que c’est ce que nous sommes.
On vous remercie.